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Novembre 2006
 

chateau

les salariés de CEGELEC TECNAV et CNAI dans l'action

 

Les travailleurs de CEGELEC-TECNAV se lancent dans la grève. Toute tentative d'ouvrir des négociations sur les salaires et sur le respect des qualifications se sont soldées par un échec. La Direction de l'entreprise sous-traitante se refuse à  tout dialogue.

Le 14 novembre, les grévistes décident de bloquer le rond-point de Penhoët, accès névralgique des accès aux Chantiers. Les revendications :

une augmentation de 150 ‚¬ net par mois et la reconnaissance des qualifications.

Durant les 3 années précédentes, les salariés n'ont bénéficié d'aucune augmentation et ce malgré les efforts constants demandés par les directions de CEGELEC et AKER.

De plus, AKER exerce une pression phénoménale sur son sous-traitant pour empêcher toute négociation positive. Par cette attitude, AKER poursuit la politique du bâton engagée par son prédécesseur, ALSTOM.

Les ouvriers de CNAI entrent dans le bal

Le lendemain, les salariés de CEGELEC-TECNAV ont reçu le 15 novembre, le renfort des salariés d'une autre entreprise sous-traitante, CNAI.

Au-delà  de l'action de solidarité, par le biais d'un débrayage de 2 heures effectué la veille, 90 % des travailleurs des bords et de l'atelier, se sont déplacés sur le rond-point et ont exigé des augmentations de salaires et le rejet de l'annualisation du temps de travail envisagée par la Direction de CNAI.

Devant le refus des deux entreprises d'ouvrir des négociations, les travailleurs en lutte de CNAI et CEGELEC-TECNAV ont renforcé les piquets de grève et le dispositif de blocage de des accès stratégiques du site naval. Ceci a entraîné de gros problèmes de circulation sur Saint-Nazaire et empêché les fournisseurs d'entrer sur les chantiers navals.

Le lundi 20 novembre, sous une pluie battante et bravant le froid, les grévistes sont présents à  leur poste d'action.

Vers 10 h du matin, les responsables de groupe alertent sur le mouvement de policiers en civil, très jeunes, qui n'hésitent pas à  prendre les grévistes en photo à  l'aide de zoom à  "gros calibre". Tout le monde pense à  une intervention des CRS pour déloger les accès.

En effet, une heure plus tard, une section de CRS charge sur le groupe de la porte 1.

Les grévistes se replient sur le rond-point de Penhoët et tiendront avec leurs collègues l'accès principal.

En soutien, les délégués CGT des différentes entreprises sous-traitantes ainsi que de la SEMT-PIELSTICK, spécialisée dans les moteurs diesel, se déplacent sur le rond-point et appellent leurs collègues à  débrayer dès 14 h. Les collectes et les dons vont bon train pour soutenir la grève.

Entre temps, les directions des entreprises jouent le pourrissement.

Mardi 22 novembre, soutenus par des salariés du Port Autonome Nantes-Saint-Nazaire et des militants de l'USM, les grévistes, bouclent le terminal roulier du port de Montoir, pendant 3 heures, avant de se replier sur l'entrée principal des Chantiers.

Le lendemain, les directions de CNAI et TECNAV et les syndicats CGT sont convoquées par le sous-préfet. Un début de négociation s'amorce.

Les grévistes de TECNAV et CNAI décident de reprendre le travail. Dans la première boîte, quelques semaines plus tard, les qualifications sont finalement revues à  la hausse. Chez CNAI, les salariés se préparent à  rebondir.

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