Vous êtes ici :
Mars 2002
 

chateau

25 salariés grecs en lutte

Travaillant sur le site depuis plusieurs années, les salariés grecs de la boîte sous-traitante IPPOKAMPOS sont en grève totale depuis le 20 mars. Effectuant des travaux de menuiserie et aménagement à  bord des paquebots en construction, ils ne perçoivent plus leurs salaires depuis le mois d'aôut 2002. Soutenus par les militants CGT du site, ils bloquent tous les jours l'accès principal des Chantiers.


Depuis 6 mois, chacun d'entre eux n'a en effet touché que des maigres acomptes de 200 euros par semaine afin de faire face aux besoins de nourriture, depuis novembre plus rien.
Pour reprendre le travail, ils réclament le paiement des sommes dues pour chacun (entre 15.000 et 25.000 euros selon leur qualification).
L'USM-CGT a interpellé les pouvoirs publics et la Direction des Chantiers. Cette dernière fait semblant de découvrir la situation alors qu'en février les salariés avaient déjà  débrayé deux fois. Pour la CGT c'est à  la Direction des Chantiers d'assumer la défaillance de l'employeur. Le donneur d'ordre est co-responsable de cette situation et doit pallier au paiement des salaires des 25 salariés présents sur le site. IPPOKAMPOS emploie 300 salariés grecs répartis dans les différents chantiers navals dans le monde entier. En Allemagne, c'est la direction du chantier naval qui a pris en charge le paiement des salaires du personnel présent sur place. En Italie et en Espagne, les salariés grecs sont logés et nourris. A l'usine d'Athènes, le personnel est aussi en grève.
Un mois d'actions ont permis d'arracher une avancée auprès de leur direction : le versement de 17.000 euros pour faire face aux besoins de première nécessité. Un soulagement pour les grévistes qui se demandaient comment ils allaient pouvoir se nourrir dans les prochains jours.
Quelques semaines plus tard, la direction des Chantiers a dû céder, au moins partiellement. Le 11 avril, usant de tout ou partie des sommes dues au patron d'Ippokampos, elle remettait à  chacun des travailleurs un chèque représentant 41% des sommes qui leur étaient dues. Mais après la rupture du contrat entre Alstom et Ippokampos et une semaine supplémentaire d'efforts vains pour pouvoir encaisser ce chèque sur place, ils ont dû rentrer en Grèce. Une procédure engagée par la CGT auprès tribunaux, est en cours pour obliger Alstom à  payer le reste des sommes dues.

 

Les sites amis

labas

  Free counter and web stats