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Juin 2003
 

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Juin 2003, les négriers de la Baltique

Après les salariés indiens, grecs, portugais et roumains c'est maintenant le tour des salariés polonais.
Arrivés à  Saint-Nazaire fin février, pour le compte de la société polonaise VULKAN dont le siège est à  Szczecin, 60 travailleurs polonais sont employés en sous-traitance à  bord du Queen Mary 2 pour des travaux de ventilation.
Disposant d'un contrat de travail qui va jusqu'au 7 juillet 03, ils sont victimes d'importants retards de paiement de paie : 2 mois pour percevoir les paies de mars et d'avril ainsi qu'un retard d'une quinzaine de jours pour celle du mois de mai.
De plus, les frais de nourriture sont à  leur charge et les heures supplémentaires ne sont pas majorées alors que la loi française prévoit que les salariés étrangers doivent bénéficier des mêmes droits que les salariés français. Leur contrat de travail prévoit également le travail du dimanche ainsi que le licenciement sans préavis pour faute ou maladie et le retour du salarié licencié, à  ses frais.
Depuis leur arrivée en France, l' USM-CGT est en contact avec ces salariés. Afin de leur faire connaître leurs droits, un tract rédigé en polonais leur a été distribué. Lors de cette distribution qui s'était déroulée à  l'embauche du matin, nos militants furent agressés verbalement par l'employeur polonais qui tenta de s'interposer avec des qualifications telles que " communistes ! nous vous avons expulsé de Pologne, maintenant vous êtes entrain de couler la France ! ".
Malgré ces bravades, le tract pu parvenir à  tout le personnel.
Suite à  cette action, les salariés rédigèrent une pétition avec leurs revendications qui fut adressé à  l'USM-CGT : paiement des salaires en temps et en heurs majoration des heures supplémentaires remboursement et pris en charge des frais de repas
De fortes menaces de retour au pays s'ensuivirent de la part de l'employeur
Les démarches engagés par l'USM-CGT auprès de l'inspection du travail de Saint-Nazaire ont permis de sécuriser les salariés et que les paies de mars, avril et mai soient régularisées.
La cerise sur le gâteau est que la DDTE (Direction Départementale du Travail et de l'Emploi) de Loire-Atlantique et l'Office des Migrations Internationales ont donné leur avis favorable pour l'exécution de ces contrats de travail, coups de tampon à  l'appui.
Encore une preuve que les pouvoirs publics sont à  la botte de Alstom Marine pour développer l'esclavage moderne sur le site et par ce biais là  sur tout le territoire.

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