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Janvier 2001
 

chateau

Sécurifrance en grêve

En janvier 2001, tous les travailleurs présents sur le site ont été témoins d'une lutte exemplaire menée par 80 rondiers et gardiens, hommes et femmes.
Les revendications : augmentation des salaires et améliorations des conditions de travail.
Victimes de brimades, exposés au danger des tirs radios (rayons X pour contrôle des soudures) lors de leurs rondes nocturnes à  bord et souvent sans avoir été informés, sans WC ni abris, en longue station debout sur des journées de 6 heures...les rondiers et gardiens ont décidé de crier " ça suffit ! ".
Pendant un mois, jour et nuit, les salarié(e)s de Sécurifrance ont bravé la pluie, le froid, les provocations et les menaces d'une Direction arrogante, qui refusa jusqu'au bout de négocier.
L'Etat, par le biais de la Sous-Préfecture fit évacuer violemment les piquets de grève qui occupaient 24H/24H la chaussée et cela sans attendre le délai de 2 jours imposé par le juge des référés. Une attitude qui montre bien que l'Etat se range du côté du patronat, aux ordres d'Alstom Marine.
Les dernières semaines de grève, les salarié(e)s en lutte occupèrent plusieurs jours la Direction Générale de Sécurifrance. Des actions de solidarité furent vite organisées.
Aux grilles des Chantiers, les militants de l'USM-CGT collectaient plus de 15.000 F. Des chèques en provenance de différents syndicats CGT de Saint-Nazaire furent destinés au comité de grève.
Mi-février, les grévistes reprenaient le travail. Les Chantiers de l'Atlantique avaient décidé de lancer un nouvel appel d'offre. Si une grande partie du personnel fut repris, les militants les plus actifs se retrouvaient interdits de travail. Le dossier se trouve depuis devant les tribunaux afin de faire réintégrer ces salariés

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