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Février 2000
 

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Février 2000, les intérimaires de

CMP-DUNKERQUE exigent les 35 heures !

5 heures payées 35, des indemnités de déplacement pas toujours respectées, des conditions de travail très difficiles dans les blocs de prémontage. Les 80 intérimaires employés par la société dunkerquoise CMP, à l'époque sous-traitée par les Chantiers de l'Atlantique, décident de se mettre en grève totale. Pour ces tuyauteurs, soudeurs, charpentiers-fer venus de plusieurs régions et détachés sur le site depuis un an, la coupe est pleine.
Lundi 14 février , à l'embauche, ils découvrent avec stupéfaction et indignation qu'ils devront travailler 35h payées 35. La société utilisatrice a décidé lors de la mise en place de la Réduction du Temps de Travail de les écarter de son application. Très vite, avec le soutien de l'USM-CGT, la lutte s'organise. Les principaux accès au site des Chantiers sont bloqués.
Leur principale revendication : Revalorisation du taux horaire de 11,43%. Les autres revendications portent sur les conditions de travail et le respect des indemnités de grand déplacement pour tous. La trop grande disparité existant sur les contrats est le résultat de la volonté des Chantiers de l'Atlantique de faire appliquer CAP 21 coûte que coûte.
Dans les blocs et à bord, dans des enceintes confinées et exigues, les salariés doivent travailler dans des conditions extrêmes. Pas de extracteurs de fumées de soudage, pas de "nez de cochon ", les postes de soudure et l'outillage sont insuffisants, les équipements de protection individuel manquent.
Jeudi 17 février 2000, après trois jours de négociation avec la Direction de CMP, la victoire voit le jour. Les 80 intérimaires obtiennent le paiement d'une indemnité compensatrice 35/39 H, l'attribution d'équipements de protection individuelle et collectifs ainsi que le paiement des indemnités calendaires correspondant aux jours de grève

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