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Avril 2001
 

chateau

VICTOIRE DES JEUNES EMBAUCHéS CHANTIERS

Après plusieurs semaines de conflit, les salariés des Chantiers ont engrangé un important succès : suppression du double statut pour les nouveaux embauchés et avancées salariales.
Rappel des faits
Le double statut, discrimination instaurée par la Direction des Chantiers lors de la mise en place de l'accord RTT (contesté par 80% du personnel et non signé par la CGT) en novembre 1999, frappait la totalité des nouveaux embauchés (650 jeunes payés sur la base de 34 h 65 au lieu de 38 h 50) et les 600 autres à  venir dans l'année.
Suite à  une enquête lancée par la CGT des Chantiers, les salariés s'étaient prononcés quelques semaines avant, contre le double statut et pour l'augmentation du salaire mini de 1500 f afin de rebâtir une nouvelle grille de rémunérations réflétant mieux les qualifications de chacun(e).
Entre un ancien avec 30 ans d'ancienneté, 3 enfants et 9 500 F par mois et un jeune embauché, à  qui on fait un pot du 13ème mois, de la prime d'intéressement et de participation en divisant le tout par 12 pour obtenir 6 500 F par mois, le même souci, faire reconnaître son savoir-faire, sa qualification dans un salaire permettant de vivre dignement.
Mobilisation déterminante
Dans la nuit du 24 au 25 avril, après de multiples débrayages, un mouvement parti à  la base, dans les ateliers, a accentué la lutte. Piquets de grève, rassemblements et pneus brûlés redonnaient au quartier de Penhoët la jeunesse de son Histoire. Jeudi 26 avril, alors Direction et organisations syndicales tenaient la première réunion de la commission paritaire d'hygiène et sécurité de site (CPHSS) dans l'ancienne cantine, des centaines de salariés en colère pénétraient par surprise dans les locaux pour manifester leurs revendications à  la barbe et moustache d'une Direction arrogante qui, cette fois-ci se faisait toute petite. La rigidité d'une Direction habituée à  mépriser la négociation s'effritait d'heure en heure. En fin d'après-midi, elle annonçait la suppression du double statut.
Dans la foulée, elle acceptait de lacher : · 2% d'augmentation salariale, · 1% d'augmentation individuelle, · une prime supplémentaire de 7 F/jour pour les travailleurs en équipe, · un revenu minimum passé de 6 300 à  7 100 F net pour les préretraités
L'intervention des salariés a été capitale. Le mouvement syndical a montré son efficacité. Pourtant, il reste encore beaucoup à  faire pour atteindre des rémunérations dignes et à  la hauteur des besoins.

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