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Aout 2003
 

chateau

LES ROUMAINS SE REVOLTENT

Arrivés à  Saint-Nazaire, début janvier 2003, pour participer à  la construction du Queen Mary 2, 95 salariés roumains détachés par la société roumaine Klas-Impex ont fait les frais d'une politique sociale qui n'a rien à  envier aux temps les plus sombres de l'exploitation coloniale. C'est ainsi que pour avoir l'extrême plaisir d'accepter de travailler à  Saint-Nazaire, les candidats à  un emploi ont dû verser 600 euros chacun à  leur employeur (ce qui représente 6 mois de salaire d'un ouvrier en Roumanie).

 

Une belle somme permettant à  l'employeur-bandit de se constituer une petite trésorerie de 60 000 euros !...et de se doter d'un important moyen de pression contre les protestataires.


Le salaire de la peur

Sous-traités par la société italo-indienne AVCO Marine, (encore eux !), les salariés roumains ont découvert l'enfer, une fois arrivés sur le site. Salaires au rabais (3 euros/heure) alors que la Convention collective de la métallurgie prévoit environ 10 euros pour ce type de travail qualifié, 50 à  60 heures de travail par semaine, heures supplémentaires non majorées, ni même payées, pas de bulletins de salaire, pas de contrat de travail, frais de nourriture non versés pendant plusieurs jours, pas de couverture sociale...

 

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