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La santé : la priorité pour tous

Dans ses priorités revendicatives, l'USM-CGT s'est fixé comme objectif l'amélioration des conditions de vie au travail.

L'USM-CGT déploie beaucoup de force pour ne pas connaître à  nouveau les drames de l'année 2000. La prévention est la base de toute la démarche constructive de notre organisation syndicale. Votre rôle de salarié est important pour obtenir de la Direction des moyens pour éliminer les dangers, mais plus encore, pour éviter et prévenir les risques. Le patronat est debout sur les freins de l'économie, y compris pour la garantie de la santé.

Il faut savoir que seulement 1,5% des accords signés en France dans les entreprises concernent les conditions de travail.

Les conditions de vie au travail cela va des moyens de transport aux conditions de restauration, de la sécurité au poste de travail (éclairage, échafaudage, extraction des fumées de soudage, etc...), à  l'hygiène (état des sanitaires,...) ainsi qu'aux charges de travail. Un vaste chantier de longue haleine !

Objectif :

Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) de site

Sur le site des chantiers, la construction d'un navire passe par plusieurs étapes et fait appel à  la sous-traitance et à  des métiers divers.

Pour la CGT, cette situation mérite une attention forte et particulière sur l'hygiène et la sécurité.

De la mise sur cale à  la livraison, un navire est en permanente évolution. Chaque stade de sa construction comporte des risques particuliers. La phase d'armement connaît une concentration de travailleurs à  statuts différents, de plusieurs corps de métiers avec chacun leurs impératifs. Le travail à  bord d'un navire où se croisent plus de 2.000 salariés n'est pas toujours facile.

Dans ces conditions de sous-traitance en cascade, de précarité et de danger permanent, l'hygiène et la sécurité ne peuvent pas rester du seul domaine du CHSCT des Chantiers.

Depuis la création de l'USM en 1999, la CGT a revendiqué la mise en place d'un CHSCT de site pour combattre la recrudescence alarmante des accidents de travail et la dégradation des conditions de vie au travail. Cette revendication a pris plus de force à  la suite à  la mort de deux salariés au travail.

L'action de la CGT auprès des pouvoirs publics pour imposer la création de ce CHSCT de site a porté ses premiers fruits. En 2000, l'inspecteur du travail mettait la Direction des Chantiers en demeure de créer cette structure.

Ce CHSCT de site ne pourra que contribuer à  une meilleure coordination générale, à  une prévention des risques adaptée à  la réalité du site, à  assurer des mesures de sécurité et de protection de la santé et à  une amélioration des conditions de travail pour tous les personnels présents.

La difficulté des interventions Hygiène et sécurité à  bord

A titre d'exemple :

Novembre 2001, les soudeurs, intérimaires, travaillant pour une société sous-traitante (Normandie-Métallurgie) dans les fonds d'un navire.

Ils ne disposaient pas d'extracteurs de fumées ni de ventilation suffisante. Les intérimaires auraient pu exercer leur droit de retrait. Pourtant, le risque de non-renouvellement de leur contrat de mission, imposait l'action collective. Les délégués CGT, informés vers 8 heures du matin par d'autres salariés, se sont déplacés sur les lieux afin de faire arrêter le travail, la vie des travailleurs étant en danger.

Ensuite, ces mêmes délégués sont allés chercher le chef de bord ainsi que le responsable de la société. Les salariés n'ont pas repris le travail tant que les équipements obligatoires n'eurent pas été installés en présence des délégués. Les intérimaires concernés furent rémunérés pour le temps d'attente. Cette intervention a duré 3 heures.

Un projet CGT ambitieux pour répondre au danger

En novembre 2000, l'USM-CGT avait présenté son projet de Comité d'Hygiène et de Sécurité de Site aux autres organisations syndicales.

Dans ces grandes lignes, il était proposé des moyens importants dans le but de la rendre efficace:

  • Compétence d'intervention étendue à  toutes les entreprises sous-traitantes présentes sur le site
  • Sa composition devra prendre ne compte la totalité des personnels intervenant sur le site : 18 délégués pour 12.000 salariés (1,5 pour 1.000),
  • Répartition des sièges salariés sur la base des élections prud'homales,
  • Large représentation avec participation des délégués sous-traitants et intérimaires,
  • Droits et pouvoirs d'intervention renforcés pour les délégués,
  • Moyens réels pour fonctionner, (locaux, financement de stages et d'expertises, crédits d'heures de délégation (afin de déceler les dangers sur le terrain et faire mettre les dispositifs de prévention nécessaires),
  • Réunions régulières avec les représentants des employeurs,
  • Protection du mandat

En février 2001, l'USM-CGT invitait les autres organisations syndicales à  une rencontre pour en débattre. Une plateforme commune était ainsi adoptée :

  • 40 heures de délégation par personne
  • Nécessité de mettre en place un fonds collecteur "employeurs" pour financer les moyens
  • 7 réunions annuelles avec possibilité de réunions exceptionnelles en fonction des besoins
  • Délégation désignée par chaque syndicat, composée par deux salariés sous-traitants, un salarié Chantier et un représentant par Union Locale
  • Protection du mandat

Une Commission paritaire au goût patronal

Le 22 février 2001, la Direction rencontrait l'intersyndicale, rejetait ses propositions et imposait les siennes.

Trois délégués par organisation syndicale, 4 heures de délégation pour intervention de terrain par mois pour chacun des délégués, cinq réunions par an.

A notre grande surprise, seule la CFDT approuvait et donnait, en fin de réunion, son acceptation au projet patronal, contrairement à  la position unitaire adoptée en intersyndicale.

Le 4 avril 2001, la Commission Paritaire d'Hygiène et Sécurité de Site (CPHSS) tenait sa première réunion.

La montagne avait accouché d'une souris!

La CPHSS aujourd'hui

A ce jour, le donneur d'ordre se défausse de ses responsabilités et les salariés trinquent.

Quels vrais outils à  notre disposition et quelles nouvelles procédures d'intervention et de contrôle à  mettre en place pour faire de la prévention ?

La participation, les missions et les moyens pour diminuer les accidents de travail, et en même temps développer un vrai travail de prévention les dérangent.

S'il existait de leur part une réelle volonté de prendre à  bras-le-corps, les problèmes de sécurité et d'hygiène au travail, on le saurait depuis longtemps. La réalité est tout autre, les accidents se multiplient et les moyens pour les éviter ne viennent pas.

C'est la sécurité des salariés qui est en danger. L'hygiène, la sécurité et les conditions de travail doivent faire l'objet d'une révision totale du fonctionnement de cette instance par la mise en oeuvre de moyens garantissant le maximum de prévention.

L'action CGT sur le terrain

Bien que la CPHSS est une instance sans ambition ni moyens, la CGT n'est pas restée inactive.

Suite aux interventions des élus et délégués CGT, quelques avancées furent obtenues avec l'aide des salariés :

Réfectoires supplémentaires

1 WC féminin à  bord d'un des navires en construction (C32, juin 2002)

Monte-charges supplémentaires

Délais d'intervention plus courts sur les échafaudages et installations d'éclairage à  bord et sur les blocs

Nombreuses actions pour imposer une meilleure protection des salariés face aux fumées de soudage

Navettes gratuites sur le site et entre parkings éloignés

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