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CAP 21
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La sous-traitance devient de plus en plus stratégique pour les grandes entreprises. Les Chantiers de l'Atlantique se sont engagés résolument dans ce processus et deviennent des donneurs d'ordre afin de transférer une bonne partie de la fabrication.

La stratégie de la Direction des Chantiers repose sur une externalisation des productions, une recherche permanente d'une baisse des " coûts " salariaux, une mise en concurrence des salariés, une casse des statuts et une dégradation des conditions de travail.

Le recours à  la sous-traitance sert à  se défausser des charges financières en transférant une partie de la construction des navires à  des entreprises sous régime juridique et fiscal moins contraignant, où évoluent des travailleurs pratiquement sans défense, car précaires.

Nous assistons aussi à  l'imputation des accidents de travail et des maladies professionnelles en transférant les risques à  des sous-traitants qui se spécialisent dans l'utilisation d'un personnel précaire interchangeable.

Derrière se profile le profit absolu en délaissant le plus possible la gestion du personnel notamment sur la rémunération, les accidents de travail et les licenciements...

En 1998, Patrick BOISSIER, PDG des Chantiers de l'Atlantique, avait annoncé une charge de travail annuelle équivalente à  12.000 salariés, mais avec 8.000 personnes en sous-traitance. En 2002, les effectifs sur le site s'élevaient à  14.000 travailleurs.

Si l'emploi est pour la CGT un bien précieux, nous ne pouvons pas accepter que la précarité soit le nouveau mode de gestion des effectifs. Derrière l'emploi précaire, il y a le salaire précaire, le statut précaire, la précarité de la vie. Le Code du Travail est bafoué et cela est inacceptable.

L'objectif du plan stratégique de Alstom Marine, CAP 21, est de gagner 30 % de rentabilité. Depuis sa mise en place, les personnels en subissent les conséquences.

Pour les salariés des entreprises extérieures, la sous-traitance est synonyme de précarité.

Le personnel de ces entreprises est composé à  80 % de salariés précaires (intérimaires, Cdd, Cdi-c (fin de chantier), travailleurs étrangers, stagiaires...).

Les patrons réorganisent leur structure d'entreprise pour casser les statuts. A ce jour, les salariés des 500 entreprises présentes sur le site connaissent des déqualifications, des changements de contrats à  l'exemple de CEGELEC qui dépend de la Convention collective des Travaux Publics et qui en 1999 a créée une filiale spécifique navale " TECNAV ". Cela pour faire passer les salariés TP sous le statut Bâtiment ce qui a entraîné des pertes de salaires de 1.000 à  1.500 f par mois pour le même poste de travail.

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